Actualité

  • Petit ouvrage à découvrir

    Enseignant : Pourquoi j'ai renoncé à ce beau métier par Antoine AUBERT. En cette période de rentrée je vous conseille ce témoignage d'un jeune qui a démissionné après avoir eu le concours de professeur des écoles. Pas du tout dans le règlement de compte, l'auteur tente de comprendre ce qui s'est passé... A commander chez votre libraire ou sur le site des Editions TEMPES.

    Il attendait ce moment depuis très longtemps. Il avait réussi un concours difficile. Il était prêt à... enseigner à des enfants des écoles. Mais l'institution, elle n'était pas prête. Pas prête à lui offrir une formation digne de ce nom. Pas prête à lui indiquer rapidement la classe où il enseignerait. Alors, on lui demanderait de travailler soudain 60 heures par semaine, en flux tendu, dans un métier complexe et usant, en évolution permanente ; et cette irruption trop rapide dans une profession idéalisée aura raison de ses bonnes intentions. C'est que le métier de professeur des écoles, tel qu'il est perçu par beaucoup, a peu de choses à voir avec la réalité ; préparations et corrections représentent en effet l'essentiel du temps de travail de l'enseignant des écoles. Loin des clichés de l'"instit" télévisuel qui semble avoir la science infuse... Après l'analyse des raisons d'une démission, l'auteur envisage les améliorations possibles d'une formation plus progressive et plus efficace.

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  • Publication dans Le Français aujourd'hui

    Bruno Hubert a publié un article intitulé "Formation des enseignants : le casse-tête de la grammaire. D'une recherche clinique dialogique à un nouveau dispositif de formation-recherche" dans le n° 192 de Le Français d'aujourd'hui coordonné par Danielle Coltier, Isabelle Audras et Jacques David.

    L'article rend compte d'une recherche sur les modalités de formation à adopter pour préparer à l'enseignement de la grammaire. Inscrite dans le cadre théorique et méthodologique de la clinique dialogique, elle fait l'hypothèse que les futurs enseignants ont à rompre avec leur "passif d'élèves", obstacle à l'évolution des pratiques de classe. Elle propose un dispositif de formation pour des étudiants de master 1 en professorat des écoles. Ce dispositif s'appuie sur les interactions entre étudiants, suscitées par la projection de vidéos montrant des élèves en situation de verbalisation, et sur l'impact de ces interactions sur la façon dont les étudiants se représentent l'enseignement de la grammaire, notamment au travers de leur analyse d'extraits de manuels. On voit que, partant de la parole des élèves, le groupe d'étudiants en vient à réfléchir collectivement aux priorités qui pourraient guider l'enseignement de la grammaire. Se dessinent ainsi des voies pour que la grammaire ne soit plus un casse-tête en formation.

     

  • Conférence "La parole des enfants pour évaluer leur bien-être à l'école"

    Le 3 février 2016, Manuela Braud, psychologue du tout au long de la vie et doctorante en sciences de l'éducation (CREN) et Bruno Hubert, formateur espé de l'Académie de Nantes et docteur en sciences de l'éducation (associé au CREN) ont donné une conférence à l'espé du Mans dans le cadre du colloque santé.

    La parole des enfants apparaît porteuse de savoirs sur eux-mêmes et sur le système scolaire ; ils ont à dire sur leur propre parcours, ce qui ouvre des perspectives dans le champ de la clinique dialogique, notamment en ce qui concerne l'évaluation de l'école par ceux qui la vivent. Dans la lignée de la recherche "Raconter l'école" coordonnée par Martine Lani-Bayle, nous montrons comment le récit de scolarité, par l'expression des vécus singuliers, peut contribuer à construire l'expérience de vie du sujet, en favorisant son bien-être à l'école et sa relation aux apprentissages.